Test respiratoire a l’urée 13C pour Hélicobactère Pylori (H. Pylori)


Ce test permet de détecter la présence de la bactérie Hélicobactère Pylori présente dans la muqueuse de l’estomac.

En quoi consiste ce test ? Il s’agit de recueillir dans un tube spécial des échantillons d’air expirés avant, et 30 minutes après avoir bu une boisson spécifique. Ce test est utilisé uniquement à titre de diagnostic ou pour le contrôle de l’éradication de la bactérie après traitement.

Comment fonctionne- t- il ? On fait ingérer au patient une solution d’urée marquée au carbone 13 (non- radioactif). Si la bactérie est présente, l’enzyme uréase qu’elle possède va décomposer l’urée en CO2 et en eau. Le CO2 marqué au carbone 13 va apparaître dans l’air expiré. Si elle est absente, l’urée sera absorbée et éliminée dans les urines.

Déroulement : Le patient devra souffler dans un tube avant l’administration de la boisson spécifique, à titre de référence. Par après, le patient recevra alors une dose de 75mg d’urée C13 mélangé dans 30 ml de jus ou d’eau, 30 minutes après l’ingestion, le patient soufflera dans un tube. Les patients sont priés de ne pas fumer, manger, ou boire pendant cette demi-heure. Il existe également certaines conditions a respectées avant d’effectuer le test. Elles consistent à être a jeun 6h avant, ne pas consommer d’antiacides pendant une semaine (Ex : Famotidine, Cimétidine, Tagamet, Nizatidine, Axid, Rantidine, Zantac). Ne pas consommer d’inhibiteur de la pompe a proton depuis 2 semaines (Oméprazole, Losec, Lansoprazole, Prévacid, Pantoprazole, Pantoloc). Et ne pas avoir consommé d’antibiotiques depuis 4 semaines (Clarithromycine, Tétracycline, Amoxicilline, Metronidazole).

Avantages : Comparées à d’autres méthodes effractives mises au point pour détecter la bactérie (endoscopie, biopsie, qui comportent nombreux désagréments) celle-ci est reconnue comme une méthode éprouvée, accessible et facile à administrée. Son caractère non radioactif permet à tout le monde, sans exception, d’y avoir accès. Les anticorps d’une infection antérieure déjà guérie peuvent être encore présents dans le sang, puisqu’ils y demeurent pour environ 6 mois, le test respiratoire convient le mieux pour confirmer l’éradication. Mais cela n’exclut pas un diagnostic par les tests sanguins de la présence de H.pilory avant le traitement avec des antibiotiques.

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