Rubéole


Le but du test de dépistage dans le profil prénatal est d’éviter la rubéole congénitale et ses conséquences, rechercher la séroprotection et prescrire un contrôle sérologique mensuel chez les femmes séronégatives pour dépister une éventuelle séroconversion. Jusqu’à la 20e semaine de grossesse, toute primo-infection rubéole peut contaminer l’embryon et provoquer un avortement spontané, des malformations multiples ou une infection chronique du foetus. Le virus traverse le placenta, surtout pendant les premières semaines de la grossesse. Le virus appartient à la famille des Togaviridae genre Rubivirus. Le virus est inactivé par l’éther, le chloroforme, l’alcool et les U.V. La contagiosité est assurée par la personne malade pendant une semaine avant et après l’éruption. Le virus de la rubéole est responsable d’une maladie éruptive, contagieuse, immunisante, le plus souvent bénigne. Elle est caractérisée par une fièvre peu élevée, des douleurs musculaires, des ganglions enflés et une éruption cutanée rose ou rouge sur le visage et le corps. La gravité de l’affection est due à son pouvoir tératogène du virus : si l’infection survient chez la femme enceinte (surtout lors du 1er trimestre de la grossesse). La rubéole acquise se transmet par voie respiratoire. Le virus est présent dans la gorge cinq jours avant jusqu’à la 8e journée après le début de l’éruption. À l’âge adulte, 90% des individus non vaccinés ont un sérodiagnostic positif (1/10 femmes enceintes non vaccinées sont réceptives à la rubéole). La rubéole provoque une immunité définitive, mais une infection de nouveau est possible.

Le diagnostic repose sur la recherche des anticorps anti-rubéoleux, sur deux prélèvements sanguins effectués à 15 jours d’intervalle.

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