Phosphatase alcaline (ALP)


La phosphatase alcaline sérique est constituée de quatre types différents de phosphatase alcaline codés par quatre gênes structuraux différents : la phosphatase alcaline d’origine hépatique, osseuse et rénale, la phosphatase alcaline intestinale, la phosphatase alcaline placentaire et la phosphatase alcaline des cellules germinales. La phosphatase alcaline se trouve dans les ostéoblastes, les hépatocytes, le rein, la rate, le placenta, la prostate, les leucocytes et l’intestin grêle. La phosphatase alcaline d’origine hépatique, osseuse et rénale présente une importance toute particulière. Les déterminations d’activité de la phosphatase alcaline et de ses isoenzymes sont utilisées pour le diagnostic et le suivi de maladies du foie, des os, de l’appareil digestif ainsi que de l’hyperparathyroédie. Une augmentation du taux de phosphatase alcaline se rencontre dans toutes les formes de cholestase, en particulier en cas d’ictère par obstruction. La phosphatase alcaline est également augmentée dans les maladies osseuses (maladie de Paget, rachitisme, ostéomalacie) ainsi qu’en cas de fractures et de tumeurs malignes. Une augmentation importante de l’activité de la phosphatase alcaline peut être observée temporairement chez les enfants et les adolescents ; elle est due à une activité accrue des ostéoblastes par suite d’une accélération de la croissance osseuse, C’est la raison pour laquelle il existe, pour l’interprétation clinique chez les enfants et les adolescents, des valeurs de référence pour les différentes classes d’âge.

Domaines de référence

Adultes 39-117 U/L

Enfants (3-15 ans) 117-390 U/L

Adultes 0,65-1,95 mkat/l

Enfants (3-15 ans) 1,95-6,50 mkat/l

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