Parasites dans les selles


Ce type de maladie est causée par une infestation digestive par des parasites type vers (helminthes), ronds (nématodes) ou plats (trématodes et cestodes). Les parasitoses intestinales font partie des infections humaines les plus fréquentes. Elles peuvent être retrouvées pour la plupart d’entre elles sous tous les climats, mais certaines sont cependant plus spécifiques de zones géographiques particulières. Quelques parasites peuvent migrer hors du tube digestif, soit spontanément, soit du fait d’une immunodépression de l’hôte. Bien que les personnes de tous âges puissent être concernées, les enfants y sont beaucoup plus exposés. Toutefois,il n’y a pas de différence en ce qui concerne les deux sexes. Les parasites les plus souvent retrouvés dans les selles sont :

- Oxyurose : épidémies dans les petites communautés, dans les familles avec beaucoup d’enfants. Enterobius vermicularis, nématode de 10 mm de long - La contamination se fait par ingestion d’œufs (fruits et légumes contaminés, transfert d’œufs depuis la marge anale par des doigts souillés)

- Ascaridiase : mauvaises conditions d’hygiène, voyageurs provenant des régions tropicales. Ascaris lumbricoides, nématode de 15 à 25 cm de long - Contamination par ingestion directe d’œufs embryonnés (crudités, eau ou terre souillées) ; la larve libérée dans l’intestin grâle perfore la paroi digestive, migre vers les poumons (voies sanguine et lymphatique), franchit la paroi alvéolaire, remonte l’arbre respiratoire et est déglutie dans l’œsophage. La larve devient adulte dans le jéjunum 2 à 3 mois après l’ingestion.

- Anisakiase : consommation de poissons crus, particulièrement en Extrême-Orient

- Anisakiase : ingestion d’anisakides, larves d’ascaris du genre Pseudoterranova (poissons crus)

- Trichocé-phalose : séjour en région tropicale (mais existe dans le monde entier) Trichuris trichiuria, nématode blanc de 3 à 5 cm de long - Contamination par ingestion directe d’œufs embryonnés (crudités, eau ou terre souillées). L’œuf éclate dans le grâle, la larve migrant ensuite dans le côlon où elle devient mature.

- Ankylostomiase : séjour en région tropicale, mais retrouvée dans de nombreuses zones géographiques (bassin méditerranéen, etc). Ancylostoma duodenale et Necator americanus, nématodes de 10 mm de long. Les larves pénètrent activement à travers la peau saine sur un sol chaud et humide ; le parasite gagne le cœur droit, les poumons, franchit la paroi alvéolaire, remonte l’arbre respiratoire et dégluti dans l’œsophage.

- Anguillulose - séjour en région tropicale - risque de formes malignes en cas d’immunodépression et de corticothérapie. Strongyloïdose - Strongyloides stercoralis : nématode de 3 mm de long - même mode de contamination et même cycle parasitaire que l’ankylostome

- Ténias - Ténia solium, Ténia saginata, Hymenolepis nana ; cestodes de tailles variables - Contamination par ingestion d’œufs (fruits et légumes souillés, contamination directe) (H. nana) ou de viandes contaminées T. solium (porc) et T. saginata (bœuf)

- Bothriocéphalose : consommation de poisson cru - Diphyllobothrium latum - contamination par ingestion d’embryons (poisson cru infecter)

De nombreuses infections sont asymptomatiques mais le plus souvent il y a des symptômes généraux comme : la dyspepsie, douleurs abdominales d’intensité et de siège variables, diarrhée d’évolution capricieuse, amaigrissement généralement peu marqué, prurit anal (vespéral ou nocturne en cas d’oxyurose) avec possibles lésions de grattage et une vulvo-vaginite chez la fillette. L’ascaridiase peut évoluer avec un syndrome de Léffler (migration larvaire) qui implique de la fièvre à 38,5 C, une toux quinteuse ainsi qu’un infiltrat pulmonaire. Des complications exceptionnelles peuvent aussi apparaitre comme:cholestase extra-hépatique ou pancréatite aiguë.

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