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    Anti-CCP

    Les anti-CCP, un outil diagnostique hautement spécifique

    La polyarthrite rhumatoïde au congrès de l’ACR - American college of rhumatology - 2004

    S’il est maintenant admis qu’il faut traiter au plus vite la polyarthrite rhumatoïde, encore faut-il disposer d’outils diagnostiques performants permettant aussi d’identifier les formes d’évolution plus grave. Les anti-CCP constituent à cet égard une aide efficace, liée à leur très grande spécificité.

    L’intérêt démontré d’un traitement précoce de la polyarthrite rhumatoïde a comme corollaire le diagnostic précoce de la maladie. Si l’examen physique permet le plus souvent d’asseoir le diagnostic d’arthrite inflammatoire, seule la biologie offre la possibilité d’orienter précisément ce diagnostic. Depuis quelques années, la recherche de facteurs rhumatoïdes dont on sait qu’ils peuvent être aussi présents au cours de diverses pathologies a été complétée par celle de certains auto-anticorps. Les anticorps antipérinucléaires puis antikératine se sont effectivement révélés beaucoup plus spécifiques de la polyarthrite rhumatoïde. Plus récemment, il a été mis en évidence que l’antigène cible de ces anticorps était la filaggrine produisant, après l’intervention d’une enzyme spécifique, de la citrulline. En 1998, G. A. Shellekens et coll. a montré que des anticorps réagissant avec des peptides synthétiques contenant cet acide aminé inhabituel étaient présents dans plus de 70 % des sérums de polyarthrite rhumatoïde. L’utilisation d’une version cyclique du peptide a alors permis la mise au point d’un test Élisa pour la recherche d’anticorps antipeptide citrique citrulline ou anti-CCP.

    Facteurs rhumatoïdes et anti-CCP

    De nombreuses communications axées sur l’utilisation de ce marqueur ont confirmé sa grande spécificité. Ainsi, Floris A. Van Gaalen et coll. (Pays-Bas) a mené une étude prospective ayant inclus 936 patients consécutifs chez qui une arthrite débutante avait été diagnostiquée. Parmi eux, 318 ont été considérés comme porteurs d’une arthrite d’origine indéterminée, 249 sans anti-CCP et 69 avec anti-CCP. Après trois ans de suivi, 127 malades (40 %) avaient finalement une polyarthrite rhumatoïde : il s’agissait de seulement 25 % (63/249) des malades ayant une recherche initiale d’anti-CCP négative et de 93 % (64/69) des patients porteurs d’anti-CCP (odds ratio : 37,8 ; IC 95 % : 13,8-111,9). Dans un autre travail, le dosage d’anti-CCP et de facteurs rhumatoïdes a été réalisé chez 179 patients remplissant les critères ACR de la PR et chez 448 sujets témoins (parmi lesquels 100 sujets sains). La spécificité de la présence conjointe d’anti-CCP et de facteurs rhumatoïdes a été de 99,6 %. Les taux d’anti-CCP étaient aussi souvent plus élevés en cas de polyarthrite rhumatoïde (avec 49 % des taux dépassant 105 unités/ml).

    Une corrélation avec le développement d’érosions osseuses

    De même, plusieurs autoanticorps ont été testés au cours de l’étude VErA qui a suivi, pendant un an, 314 patients ayant une inflammation articulaire évoluant depuis moins de six mois à l’inclusion. Finalement, le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde a été posé chez 176 malades. Les autoanticorps qui étaient les plus prédictifs de polyarthrite rhumatoïde à un an étaient les anti-CCP, les facteurs rhumatoïdes de type IgA et les antipérinucléaires. Des résultats similaires ont été apportés par une équipe viennoise qui a suivi de façon prospective, pendant au moins six mois, 180 patients ayant une arthrite vue dans les trois mois suivant le début de la symptomatologie. Cent de ces malades avaient in fine une maladie rhumatoïde. La spécificité des facteurs rhumatoïdes à un taux =50U/ml et des anti-CCP étaient très élevés et la combinaison des tests, facteurs rhumatoïdes + anti-CCP ou facteurs rhumatoïdes + anti-RA33 était ainsi hautement prédictive de polyarthrite rhumatoïde (VPP =100 %). De plus, la présence de facteurs rhumatoïdes et d’anti-CCP était corrélée au développement ultérieur d’érosions osseuses.

    La recherche de ces marqueurs apparait donc très utile pour établir le diagnostic, notamment dans certaines situations cliniques difficiles où il existe des facteurs rhumatoïdes sans signer pour autant une polyarthrite rhumatoïde. Ces marqueurs permettraient également d’identifier très tôt les patients susceptibles de recevoir un traitement plus "agressif".

    La recherche des anticorps anti-CCP est un nouveau test de diagnostic de la polyarthrite rhumatoïde, qui vient compléter les renseignements fournis par la recherche du facteur rhumatoïde. Une étude portant sur 1025 patients (American College of Rheumatology), novembre 2006, démontre que 80% des sujets positifs pour anti-CCP avaient une polyarthrite rhumatoïde, alors que 56 % seulement des sujets positifs pour le facteur rhumatoïde avaient cette même affection. D’autre part, 21% des PR négatives pour le facteur rhumatoïde avaient une positivité pour les anti-CCP, ce qui démontre la valeur diagnostique de ce test. Inférieur à 7 U/ml=négatif, entre 7 et 10 U/ml= douteux, supérieur à 10 U/ml= positif

    Pour plus d’informations vous pouvez consulter le document Le dosage des anticorps antiprotéines citrullinées.

    Vitamine D

    Le Pr Holick, un spécialiste de la vitamine D, recommande que les personnes à risque de carence fassent vérifier leur taux sanguin de vitamine D avant l’hiver, soit en novembre. Il insiste sur le fait que c’est le taux de 25 hydroxycholecalciférol qui doit être mesuré et non pas le taux de 1,25 dihydroxycholecalciférol, car ce dernier peut être carrément trompeur27. Selon le consensus médical actuel, il faut viser un taux minimal de 25 hydroxycholecalciférol de 20 ng/ml (nanogrammes* de calciférol par millilitre de sang). Sous ce taux, on considère qu’il y a carence en vitamine D. Les experts s’entendent pour viser un taux idéal continu de 32 ng/ml ou davantage (jusqu’à 55 ng/ml)5,8. Épidémie de carence en vitamine D sur la planète News of Tomorrow, 30 mars 2010.

    Les carences en vitamine D dans des proportions épidémiques se généralisent dans notre monde moderne, et c’est une épidémie si profonde et sérieuse qu’à côté d’elle rend ridicule l’épidémie de grippe porcine H1N1. La carence en vitamine D n’est pas seulement répandue de façon alarmante, c’est aussi la racine de nombreuses autres maladies graves comme le cancer, le diabète, l’ostéoporose et les maladies cardiovasculaires.

    Une nouvelle étude publiée en mars 2010 dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism a découvert avec stupeur que 59 pour cent de la population manque de vitamine D. De plus, presque 25 pour cent des sujets de l’étude révélèrent des taux extrêmement bas de vitamines D. L’auteur qui a dirigé l’étude, le Dr. Richard Kremer du McGill University Health Center, a dit que “des taux anormaux de vitamine D sont associés à tout une palette de maladies, y compris le cancer, l’ostéoporose et le diabète, ainsi que des troubles cardiovasculaires et auto-immuns. ” La nouvelle étude met en relief un lien clair entre la carence en vitamine D et les réserves de graisse corporelle. Cela confirme une théorie que j’ai soutenu depuis de nombreuses années sur NaturalNews : que le soleil aide à la perte de graisse corporelle. La vitamine D pourrait être le mécanisme hormonal par lequel ce phénomène de perte de graisse fonctionne.Les découvertes des recherches sur la vitamine D, d’ailleurs, ont évolué…

    Activateur du système immunitaire Des recherches récentes réalisées à l’Université de Copenhague ont révélé que la vitamine D active le système immunitaire en “armant” les lymphocytes T pour lutter contre les infections. Ces nouvelles recherches, menées par le professeur Carsten Geisler du Département International de Santé, Immunologie et Microbiologie à l’Université de Copenhague, ont trouvé que sans vitamine D, les lymphocytes T du cellule immunitaire restent dormantes, offrant peu ou pas de protection contre les micro-organismes et virus envahisseurs. Mais avec la vitamine D dans la circulation sanguine, les lymphocytes T sont “armés ” et se mettent à chercher les envahisseurs qui sont ensuite détruits et conduits hors du corps. La vitamine D, en d’autres termes agit un peu comme la clé de contact de votre voiture : la voiture ne fonctionnera pas à moins que vous ne tourniez la clé et allumiez le moteur. De même, votre système immunitaire ne fonctionnera pas à moins d’être biochimiquement activité avec la vitamine D. Si vous devez faire face à la saison de grippe hivernale dans un état de carence en vitamine D, votre système immunitaire est fondamentalement sans défense contre la grippe saisonnière. C’est pourquoi toutes les personnes qui tombent malades sont celles qui vivent à l’intérieur, travaillent à l’intérieur, et sont dans un état chronique de carence en vitamine D.

    C’est aussi pourquoi toutes les personnes qui meurent du H1N1 étaient en carence chronique de vitamine D. Elles n’avaient littéralement aucune protection du système immunitaire et étaient donc des cibles faciles pour la grippe porcine.

    Ces découvertes sur la vitamine D “armant ” le système immunitaire ont été publiées dans Nature Immunology. Commentant ces découvertes, les chercheurs ont dit, “Les scientifiques savent depuis longtemps que la vitamine D est importante dans l’absorption du calcium et que cette vitamine est aussi impliquée dans le cancer et les scléroses en plaques, mais ne réalisaient pas à quel point la vitamine D est cruciale pour l’activation du système immunitaire — chose que désormais nous savons.” (UK Telegraph). Il semble que le CDC [NdT : Centers for Disease Control and Prevention] et l’OMS restent totalement ignorants de ces recherches, car sinon ils auraient recommandé la vitamine D pour combattre la récente pandémie de H1N1 plutôt que le vaccin. La vitamine D aurait été une défense bien plus efficace (et moins coûteuse) contre la pandémie que les vaccinations, surtout qu’étant donné que les vaccins eux-mêmes ne marcheront pas s’il n’y a pas de réponse immunitaire, et cette réponse immunitaire demande la présence de vitamine D ! Et tandis que la vaccination comporte des effets indésirables comme des atteintes neurologiques graves chez un petit nombre de vaccinés, le seul “effet secondaire” de la vitamine D est qu’elle prévient aussi 77% de tous les cancers. (http://www.naturalnews.com/021892.html). Le dénominateur commun des maladies. Ce qui devient de plus en plus clair avec ces nouvelles recherches est que la carence en vitamine D doit être le dénominateur commun des maladies modernes dégénératives les plus dévastatrices. Les patients victimes d’insuffisance rénale sont également toutes victimes de carence en vitamine D et les patients diabétiques se situent généralement dans la même catégorie. Les gens qui souffrent de cancer présentent quasiment toujours de sévères carences en vitamine D, de même que les gens victimes d’ostéoporose et de sclérose en plaques.